Spectacle


Russkoff Cabaret 2.0

Klassik Lounge #4

Marque de fabrique de la scène guebwilleroise, Klassik Lounge est déjà un rendez-vous bien installé aux Dominicains de Haute-Alsace. La rencontre explosive entre différentes cultures musicales a immédiatement trouvé son public dans un Réfectoire d’Eté à la scénographie recherchée et mappée d’images numériques.

Pour ce nouvel opus, le Réfectoire devient un cabaret russe du Paris de l’entre-deux-guerres où ressuscitent l’âme slave et avec elle les traditions de la diaspora russe. L’amour, la poésie, l’espoir et les rêves perdus sont au programme ainsi que l’inénarrable Greta Gratos en comtesse pétersbourgeoise nostalgique.

Romances russes et chants tziganes traditionnels

Note d'intention du metteur en scène, Anne Sadovska-Stephant

Un cabaret russe improbable, pendant l'entre-deux guerres, à Berlin, Istanbul ou Paris du côté de Pigalle. Il a dû être chic, avant, mais maintenant il est défraîchi. Pour gagner leur vie, quelques russes blancs émigrés y travaillent, aristocrates ruinés, intellectuels ayant fui le bolchévisme, tziganes en déroute...

La Comtesse Gratosskaya, ancienne reine des nuits de Saint-Pétersbourg, connue pour son Salon musical et littéraire, se retrouve à tenir le vestiaire.

Andreï, lieutenant de la Garde Impériale du Tsar, met son énergie à chanter des romances qui lui rappellent sa Russie natale perdue, pendant que Motya, tzigane au tempérament de feu, artiste de la troupe itinérante du Comte Chéremetieff, chante les blessures de son peuple privé de liberté.

Quant à Pétia, l'intellectuel du groupe et écrivain de talent, il joue de la balalaïka avec dextérité et  noie sa nostalgie dans des litres de vodka.

Tout ce monde en déshérence se retrouve pour travailler ce soir au RUSSKOFF CABARET où l’on fête le Nouvel An Russe selon le calendrier julien adopté par l'église orthodoxe.

Les artistes arrivent les uns après les autres, accordent leurs instruments, s'installent.

La Comtesse, tout en accrochant les manteaux, grommelle contre les clients qui ne comprennent pas "l'Ame Slave", celle qui vous fait pleurer et rire en même temps... Andreï vient lui chanter une romance d'amour, et tout se fige. Le temps est suspendu. Et le spectacle commence…

Plus la soirée avance, la boisson et les chants aidants, l'ambiance s'échauffe.

La Gratosskya décide de quitter sa tenue de "travail", sobre et noire. Elle revient habillée comme pour un bal au palais. Elle se met à chanter avec les artistes et oublie tout : la pluie et le mauvais temps dehors, la pauvreté, la chambre sous les toits... Ce soir, elle est elle-même, ce qu'elle n'a jamais cessé d'être : la Reine de la Néva.

Chansons nostalgiques et entraînantes se succèdent. Le public, heureux, se laisse emporter par ce tourbillon musical et se met lui aussi à chanter et à taper des mains.

Mais le temps passe, il est temps de fermer le Cabaret, de rendre les manteaux et les chapeaux et d'encaisser les pourboires. Saut dans le temps avec la chanson RASPOUTINE qui résonne au dehors, en éteignant les lampes de la salle, Andreï lance à ses amis: "Venez à la maison, j'ai du hareng et de la vodka. "

Le concept

Le cabaret est présenté sous une forme 2.0, les artistes sont placés au coeur du public afin d'interagir entre eux, dans un univers numérique. Réalité de fin d'un monde et réalité virtuelle se côtoient pour donner à l'ensemble une vision à la fois nostalgique, historique, mais également très actuelle d'un cabaret.

L'univers visuel est conçu dans le cadre du Centre AudioVisuel des Dominicains de Haute-Alsace, centre de création audio-numérique