Enregistré aux Dominicains


Enregistrement ensemble Philomèle

Music in Bologna around 1660

Un grand bravo à l'Ensemble Philomèle, dont le dernier CD, Music in Bologna around 1660, vient d'être récompensé par un 5 de Diapason. L'ensemble, en résidence aux Dominicains, a profité de l'acoustique exceptionelle de la Nef pour réalisé cet enregistrement.

En résidence sur la saison 2015/16, l'ensemble Philomèle a présenté en février 2016 le spectacle L'Echappée du Couvent. Un spectacle mis en scène par Gaëtan Aubry, avec la participation de Greta Gratos, deux artistes également en résidence la saison passée.
Dernier volet de cette résidence: l'enregistrement, dans la Nef des Dominicains, du répertoire original baroque de Bologne.

En savoir + sur la résidence

Enregistré dans la Nef des Dominicains : Du 30 juillet au 06 août 2016

Diapason - Mars 2019

Et un 5 Diapason pour l'album de l'Ensemble Philomèle !

Le groupe de continuo, aussi attentif qu’inventif, assure l’unité d’une interprétation foisonnante, qui se distingue par la souplesse de ses tempos, le renouvellement et la gradation de ses effets. Un violon radieux et deux admirables cornets (se muant parfois en flûtistes) rivalisent de virtuosité pour colorer ce riche propos. Les cornettistes s’emparent avec brio de l’une des sonates à deux violons de l’Opus 18 (La calcagnina) : rapt aussi audacieux que fructueux ! La voix d’Alice Borciani, d’une rare limpidité, est particulièrement convaincante dans les délicieuses canzonette (volubiles et malicieux Occhi belli), grâce à son articulation incisive, sa vocalisation agile et précise. [..] Cossoni est le digne héritier de Cazzati, auquel furent reprochées ses hardiesses d’écriture. La polémique avec les théoriciens fut si vive qu’elle causa l’exclusion du compositeur de la célèbre Accademia Filarmonica bolonaise. Cazzati rétorqua alors à ses détracteurs « qu’il préférait se laisser guider par son oreille plutôt que par les règles [car] les règles ne sont pas des préceptes divins, mais diverses opinions humaines ». Une maxime qu’interprètes et critiques se devraient de ruminer chaque jour !
Denis Morrier